Bourses d’un mois offertes par les Écoles françaises de Rome et d’Athènes

L’École française de Rome (EFR) et l’École française d’Athènes (EfA) ont publié leur appel à candidature pour des bourses d’un mois offertes à des doctorant.e.s. Ces bourses sont généralement d’un montant de 1000€ et les deux écoles disposent de résidences sur place où le boursier aura la possibilité de louer une chambre à un tarif compétitif, et ce dans des endroits uniques sur la piazza Navona à Rome et sur le site même de l’École à Athènes.

Ces bourses permettent aux doctorant.e.s d’effectuer un travail bibliographique approfondi grâce à la richesse de leurs fonds documentaires et de poursuivre des recherches sur place en leur permettant d’avoir accès aux sources dont ils ont besoin : sites archéologiques, inscriptions, manuscrits, archives… que ce soit à Rome et dans l’ensemble de l’Italie, à Athènes et dans l’ensemble de la Grèce.

 

N’hésitez pas à présenter vos candidatures !

Bourses de l’école française d’Athènes. Date limite : 31 octobre 2019 pour l’année 2020

Bourses de l’école française de Rome. Date limite : 30 septembre 2019 pour le premier semestre 2020

1er atelier doctoral de la Maison Archéologie Éthnologie – 25-27 septembre 2019

La Maison Archéologie Ethnologie, René-Ginouvès et l’AJCN 395 vous invitent à son premier atelier doctoral consacré au thème de « l’étrange ».

« Celui qui ne voit rien d’étrange n’a jamais regardé un homard en face » (Auguste Villiers de l’Isle-Adam, Contes Cruels)

L’atelier doctoral se tiendra du 25 au 27 septembre 2019 à Nanterre, au Bâtiment Max Weber, salles de conférences 1 et 2.

Dans une forme originale, il mêlera communications de jeunes chercheurs et jeunes chercheuses, ateliers d’écritures et conférences destinées à améliorer les techniques de recherche des doctorant.e.s. Les matinées sont publiques et consacrées aux présentations orales. Les après-midi sont organisés en petits groupes de travail à huis clos sur les textes écrits et les présentations orales.

Vous êtes tous et toutes cordialement invité.e.s à assister au lancement du premier numéro des ces ateliers !

 

Cliquez ici pour retrouver le programme complet

 

Appel à communication. Journée d’étude jeunes chercheurs – La marginalité comme modèle

La marginalité comme modèle

Étude critique transdisciplinaire de l’utilisation d’un paradigme des marges

Date : 9 janvier 2020

Date de soumission des propositions : 10 septembre 2019

 

Récemment, dans saBrève Histoire des empires,l’historien Gabriel Martinez-Gros proposait de comprendre quelques grands empires (romain, islamique, chinois, mongol…) à partir de la pensée d’Ibn Khaldun.La théorie historique de ce savant du XIVe siècle, originaire de Tunis, repose sur la dynamique entre un centre riche, civilisé, désarmé, et des marges habitées par des populations guerrières qui, lorsqu’elles s’unissent, partent conquérir un centre désirable. Elles deviennent alors elles-mêmes le centre. Une telle lecture reprend les analyses impériales du centre et de la périphérie pour les renverser en mettant l’accent sur cette dernière. Dans un geste comparable, le sociologue Robert Castel soulignait lui aussi, dans les années 1990, le possible rôle des marginaux dans le changement historique : “Lorsque les marginaux prolifèrent, c’est la majorité qui risque de devenir déviante. La marginalité est une masse agitée de mouvements browniens qui exerce une pression sur les structures stables d’une société, les mine, et finalement impose leur recomposition ».L’histoire pourrait alors être lue, selon Ibn Khaldun, comme l’éternel remplacement des centres par les marges, ou, de manière moins radicale, comme un phénomène complexe de recomposition des sociétés à partir de leurs marges.

D’autres études, en philosophie, littérature, géographie ou encore anthropologie, considèrent que pour étudier une société, c’est à ses marges et à ses marginaux qu’il convient de s’intéresser, car la distance que ces derniers subissent ou adoptent permettrait de mettre au jour les fondements moraux, économiques, politiques de cette même société. Comme l’écrit par exemple Roger Chartier à ce propos, “c’est souvent en découvrant ses marges ou son contraire et en essayant de maîtriser, par le geste ou la parole, ce qui l’inquiète qu’une société établie indique le mieux ses malaises, ses fissures, ses fantasmes.” Les marginaux sont alors considérés comme un prisme permettant de mieux comprendre et d’analyser l’ensemble de la société.

Il faut également faire une place de choix à la richesse des études postcoloniales dans ce domaine, qui réfléchissent aux dépendances et interdépendances, idéologiques, économiques ou artistiques, des (ex-)périphéries et des centres. Le développement des subaltern studiesà partir des années 1980, mais aussi leur élargissement au champ littéraire grâce aux travaux de Gayatri Chakravorty Spivak, demandent une attention particulière. Il ne s’agit plus seulement de considérer les relations entre les différents espaces, mais également d’accepter de repenser certaines prémisses des sciences humaines.

Dans tous les cas,que les marges soient considérées dans leur rôle historique propre, ou qu’elles soient à la source d’une compréhension renouvelée du centre, elles apparaissent comme un outil de pensée, un paradigme transdisciplinaire dont il convient d’examiner les enjeux et les nuances. Que ce soient les bédouins et l’empire islamique pour Ibn Khaldun et Gabriel Martinez-Gros, les fous et les prisonniers pour Michel Foucault, la “France périphérique” pour Christophe Guilluy, les LGBT+ pour Sam/Marie-Hélène Bourcier et les queer studies, une valeur heuristique, que nous voudrions étudier, est attribuée à ces figures typiques de la marginalité.

Dans une volonté de bilan critique, nous aimerions interroger l’utilisation de ce paradigme dans nos différentes disciplines et nos recherches personnelles.Quelle est la prégnance de l’étude des marges dans le champ de nos disciplines ? Quelle part et quelle valeur accordons-nous aux marginaux dans nos recherches ? Quelles sont les limites de la valeur heuristique d’un tel paradigme, et dans quelle mesure est-il comparable dans ses différents champs d’application ? N’a-t-il pas pu nourrir des théories dangereuses comme le “Grand remplacement” ou le suprémacisme blanc, en d’autres termes l’importance des marges n’est-elle pas un fantasme du centre ? Nous ne souhaitons pas savoir s’il est justifié ou non de s’intéresser aux marginaux, nous le tenons pour acquis ; cependant, nous souhaiterions que les intervenant.e.s prennent eux-mêmes une certaine distance vis-à-vis de leur travail et exposent au public, en les interrogeant, leurs outils méthodologiques et leur vision du rôle des marges dans la compréhension d’un objet donné, qu’il soit social, historique, artistique ou philosophique.

Cette journée d’étude s’inscrit dans la lignée de celle organisée le 2 décembre 2017 par l’Association des Jeunes Chercheurs de Nanterre — ED 395 sur “les pratiques de l’exclusion”. Cette dernière s’était intéressée aux processus qui conduisaient à l’exclusion de certains groupes. Nous voudrions pour notre part étudier la marginaltié comme paradigme transdisciplinaire, au-delà de sa définition purement sociologique.

Elle s’adresse aux doctorant.e.s et jeunes chercheurs.ses des différentes écoles doctorales de l’université Paris Nanterre.Désireux de favoriser un dialogue entre les disciplines et un partage des connaissances et méthodes profitable à tou.te.s, la journée donnera la parole aux chercheurs.ses des disciplines suivants : littérature, histoire, philosophie, géographie, sociologie, droit, sciences politiques, économie. Les propositions collectives reposant sur un travail transdisciplinaire seront appréciées.

* La journée d’étude se tiendra à Nanterre le jeudi 9 janvier 2020et les exposés auront une durée de 30 minutes.

* Les propositions de communication de 500 mots maximumsont à faire parvenir avant le 10 SEPTEMBRE 2019aux adresses suivantes :

avlamos@parisnanterre.frettilliette.ma@parisnanterre.fr

* Vous voudrez bien préciser dans votre message votre école doctorale, votre laboratoire et le titre de votre thèse.

* Organisation : Marie-Agathe Tilliette (EA 3931; ED 138) et Alexandre Vlamos (ArScAn — ED 395)

Journée d’étude – Marginalité comme modèle

Colloque international de jeunes chercheurs — Les Grecs face à l’imperium Romanum

LES GRECS FACE À L’IMPERIUM ROMANUM

Résilience, participation et adhésion des communautés grecques à la construction d’un empire(IIe s. av. – Ier s. de n.è.)

Nanterre, les 6 et 7 juin 2019

Bâtiment Max Weber  — Salle de séminaire n°2

PROGRAMME

Jeudi 6 juin 2019

9h Accueil des participants

9h30 Introduction

Olga BOUBOUNELLE (Université Paris Nanterre) & Paul ERNST (ArScAn, UMR 7041)

9h45 Conférence inaugurale
Jean-Louis FERRARY (membre de l’Institut)

TRAJECTOIRES INDIVIDUELLES DANS UN EMPIRE EN CONSTRUCTION Présidence : Jean-Louis FERRARY (membre de l’Institut) & Paul ERNST

10h30 Auguste et l’entourage grec d’Antoine. Un impossible transfert d’allégeance ? Clément BADY (Université Paris Nanterre)

11h Tyrannoi et philosophoi. Les « Grecs » de Cilicie face à l’empire romain à la lumière de Strabon (Géogr. XIV, 5,1-29)
Roberta SCHIAVO (Sorbonne-Université)

11h30 Adhésion et contre-pouvoir rhétoriques chez Dion Chrysostome – Le sophiste et l’empire dans le troisième discours Sur la royauté
Vincent CINOTTI (Université de Bourgogne)

12h Discussion

12h30 Déjeuner

ÉLABORATION DE L’EMPIRE ET RECOMPOSITIONS SOCIALES AU SEIN DES CITÉS

Présidence : Frédéric HURLET (Université Paris Nanterre) & Clément BADY

14h Citizenship and Civic Agency in Roman Asia MinorAitor BLANCO PÉREZ (Université de Navarre)

14h30 The function and form of civic honours in western Asia Minor from the late Hellenistic period to early empire (2nd BCE to 1st CE) : from exemplarity to memory ?
Marcus CHIN (Université d’Oxford)

15h Discussion

15h30 Pause

16h Les communautés de Romains sont-elles solubles dans la cité ? Cités égéennes, Rhomaioi et pouvoir impérial entre le IIe s. av. et le Ier s. de n.è.
Alexandre VLAMOS (Université Paris Nanterre)

16h30 D’une élite à une autre ? L’impact de la conquête romaine et de la provincialisation sur les hiérarchies sociales en Macédoine, entre résilience et renouvellement
Olga BOUBOUNELLE (Université Paris Nanterre – Université de Fribourg)

17h Discussion

17h30 Fin de la journée

PROGRAMMEVendredi 7 juin 2019

8h45 Accueil
CHOIX ET STRATÉGIES DES COMMUNAUTÉS GRECQUES FACE AU NOUVEL EMPIRE

Présidence : Anna HELLER (Université de Tours) & Elsa PÉRAULT

9h Χρῆσθαι τοῖς αὐτοῖς νομίσμασι : Coins, the Achaean League and Rome’s Economic Policy during the Third Macedonian War
David WEIDGENANNT (Université de Francfort)

9h30 César ou Pompée ? Les Grecs face à l’imperium Romanum en temps de guerre civile (49- 48 av. J.-C.)

François PORTE (Université de Rouen)

10h Discussion

10h20 Pause
10h30 The Cities of Western Asia Minor and Rome : Local Agency in the Construction of Empire

Bradley JORDAN (Université d’Oxford)

11h Les Grecs et l’empereur romain : Néron et « faux Néron » en Achaïe et en Asie Mathias NICOLLEAU (Université Paris Nanterre)

11h30 Discussion 12h Déjeuner

Présidence : Gabrielle FRIJA (Université Paris-Est Marne-la-Vallée) & Alexandre VLAMOS

13h30 « Agrippa à la gérousie de Danaos et d’Hypermestre d’Argos, salut ! ». La société argienne entre passé héroïque et modernité romaine sous l’imperium Romanum
Clémence WEBER-PALLEZ (École française d’Athènes)

14h Faire place nette à Tarse : mémoire civique des Guerres civiles (44-30 a. C.)Elsa PÉRAULT (Université de Tours)

14h30 Discussion 14h50 Pause

15h Conclusions
Christel MÜLLER (Université Paris Nanterre)

15h30 Fin de la journée

Programme colloque imperium Romanum

Programme PAUSE : financement de contrats doctoraux pour les scientifiques en exil

Le programme PAUSE (Programme d’aide à l’Accueil en Urgence des Scientifiques en Exil) propose pour la première fois de financer des contrats doctoraux.

Date limite d’envoi des dossiers : 16 mai 2019

Les candidatures des (futurs) doctorants sont déposées par les établissements, c’est pourquoi le retour des dossiers, même incomplets, est demandé pour le 16 mai 2019 à 12h, délai de rigueur. Il est à transmettre à la DRED aux deux adresses suivantes : sbugnon@parisnanterre.fr et e.ozenne@parisnanterre.fr

Vous trouverez tous les détails associés à cet appel, dont les critères d’éligibilité, dans le document à télécharger ci-dessous.

Nous précisons que la DRED se chargera de fournir les documents 1, 2, 3 et 4 de la liste requise. Les autres pièces constitutives du dossier sont à la charge du demandeur.

Appel à contributions : « L’étrange »

Premier Atelier Doctoral de la MSH – AJCN 395

La MAE organise les 25, 26 et 27 septembre 2019 son premier « Atelier doctoral », co-organisé cette année avec l’Association des Jeunes Chercheurs de Nanterre, l’AJCN 395, et ouvert à l’ensemble des doctorant.e.s des ED 395, 112, 113 et 141 qui sont liées à la MAE actuelle et à la future MSH Mondes, à partir du 1er janvier 2020.

Toute recherche est une rencontre avec l’étrange et celui-ci se rencontre un peu partout pour qui sait voir, car comme le disait Villiers de l’Isle Adam : « Celui qui ne voit rien d’étrange n’a jamais vu un homard en face ». C’est que l’étrange naît toujours de la relation qu’un sujet entretient ou construit avec un objet qui résiste à être appréhendé par les représentations habituelles de l’esprit. À ce titre, les recherches en sciences humaines et sociales prennent souvent la forme d’une joute avec l’étrange qu’il s’agit tantôt de reconnaître, tantôt d’intégrer à la pensée, tantôt de réduire pour se l’approprier. C’est à ces stratégies d’identification et de recherche que souhaite s’intéresser le premier Atelier doctoral de la MSH, en invitant les jeunes chercheurs à exposer le rôle de l’étrangeté dans leurs recherches, que celle-ci caractérise l’objet de leur travail ou qu’il s’agisse pour eux d’un outil de réflexion.
Vous trouverez ci-dessous le texte de l’appel à contributions pour cet atelier doctoral qui invite les jeunes chercheurs à partager leurs analyses sur le rôle de l’étrange dans leurs recherches.

Date limite d’envoi des propositions : 27 mai 2019.

Retrouvez ici l’appel à communications — « L’étrange »

Contrats doctoraux proposés par le Réseau des Écoles françaises à l’étranger

Le Réseau des Écoles françaises à l’étranger (Casa de Velasquez, École française de Rome, École française d’Athènes, Institut français d’archéologie orientale, École française d’Extrême-Orient) propose cinq contrats doctoraux ; ce genre de contrat permet d’être financé pour trois ans, en partenariat entre une des écoles françaises de l’étranger et une école doctorale.
Date de soumission des candidatures : 30 avril 2019

L’appel à candidature sur le site du ResEFE

Les Grecs face à l’imperium romanum

Appel à communications – colloque de jeunes chercheurs

Nanterre, les 6 et 7 juin 2019

Date butoir : 15 février 2019

Les Grecs faces à l’imperium romanum.

Résilience, participation et adhésion des communautés grecques à la construction d’un empire (IIe s. av. – Ier s. de n.è.)

À partir du IIsiècle avant notre ère, et jusquà lavènement des Flaviens, lhistoire de la Méditerranée orientale fut marquée par la multiplication des interventions diplomatiques et militaires de Rome, dans le contexte des guerres de Macédoine, des conflits mithridatiques ou encore des guerres civiles romaines, de même que par la création et lexploitation de provinces. Les communautés grecques se trouvèrent ainsi confrontées à la lente élaboration dun Empire romain dans lequel elles furent progressivement incorporées et durent se faire une place.

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