Mise en avant

Appel à participation – Dialogues

Séminaire doctoral d’historiographie critique

Nous lançons un appel à participation au nouveau séminaire doctoral d’historiographique qui se tiendra à partir de janvier 2021. Inscriptions et questions : jules.buffet[at]protonmail.com

Présentation

« Les “faits” n’existant pas (ils n’existent que par et sous un concept, sous peine de n’être pas conçus), un sociologue doit savoir se débrouiller pour les constituer et un historien doit savoir s’orienter dans la sociologie, la juger et se la fabriquer, là où besoin est » (P. Veyne). Si l’on admet cette conception du métier d’historien, la formation conceptuelle reçue à l’université par les étudiants en histoire y prépare-t-elle suffisamment ? En tant que doctorant, la question se pose avec d’autant plus d’acuité que le doctorat, pour être la conclusion de la formation universitaire et la première étape d’une carrière de chercheur, est un moment privilégié de formation, mais aussi, inévitablement, de spécialisation.

Le séminaire doctoral que nous proposons vise à constituer un espace d’autoformation explicitement dédié aux cadres conceptuels que la discipline historique partage avec les autres sciences sociales. La volonté, à partir de l’histoire et de l’historiographie, de retrouver ce niveau de généralité naît du constat que l’histoire se ramifie toujours davantage, sans que ses pratiques ne puissent se réduire à quelques questionnements plus larges. La pluralité croissante des perspectives implique certes un renouveau des objets et des méthodes, mais elle rend aussi plus ardu l’effort conceptuel nécessaire pour rattacher une démarche inductive, appuyée sur des corpus de sources de plus en plus précis, à son substrat épistémologique et conceptuel. Conséquence : une réification des cloisonnements artificiels entre disciplines, et entre spécialisations au sein même de l’histoire. Le dialogue interdisciplinaire se réduit de plus en plus souvent à l’emprunt ponctuel, voire au pillage. Sans posture réactionnaire et nostalgique d’une époque où les sciences sociales semblaient dominées par des paradigmes simples et où quelques grands courants harmonisaient les pratiques de la recherche, l’ambition explicitement formulée de ce séminaire est plus modeste : faire dialoguer les historiographies autour d’une question conceptuelle choisie, afin de dégager et d’expliciter, par-delà les spécialisations et leurs méthodes, ce que pourrait être la réponse de l’histoire face à un objet important des sciences sociales — réponse dès lors susceptible d’être confrontée à celles qu’ont engendrées d’autres disciplines.

La question proposée comme thème de la première année du séminaire est la suivante : quelle relation entre culture et structure sociale peut-on envisager pour l’analyse des sociétés ? Même si l’on conçoit la société comme un tout dont les parties interagissent sans délimitation nette entre elles, le format qu’implique un séminaire suppose de traiter cet ensemble de relations de façon fractionnée. En appariant système symbolique et structure sociale, on espère explorer les types d’action et d’influence dans lesquels culture et société sont engagées réciproquement, en tirant parti de la richesse offerte par une définition symbolique de la culture telle que l’a formulée l’anthropologie. La nécessité pratique de les isoler des autres « secteurs » de la vie sociale, et en particulier des structures économiques, fournit une orientation qui, n’étant pas dominée par le legs matérialiste du marxisme ou par les déclinaisons actuelles de l’utilitarisme, peut permettre de produire une alternative aux divers types d’interprétation actuels qui tendent à réduire l’importance sociale de la culture. C’est aussi le moyen d’envisager un culturalisme qui ne soit pas un idéalisme, en prêtant une attention particulière à la distribution sociale des pouvoirs d’objectivation qui hiérarchisent les préférences et les interprétations culturelles.

Ouvert à tous, ce séminaire de lectures historiographiques, critiques et transversales, aura lieu en ligne au cours du second semestre 2020-2021. Il se déroulera en séances mensuelles de deux heures, de janvier à juin. Pour chaque séance, deux participants (les « orateurs ») présenteront à l’avance une bibliographie raisonnée sur la question historiographique de leur choix, en lien avec le thème général de l’année, invitant les autres

participants à prendre en charge une ou plusieurs lectures parmi celles sélectionnées. Les orateurs reprendront la parole au début de la séance pour rappeler les enjeux du questionnement et lancer la discussion qu’ils seront chargés d’animer. À l’issue des débats, les orateurs responsables de la séance suivante en présenteront le thème et la bibliographie, et ainsi de suite. Pour chaque séance, un secrétariat sera chargé de consigner les débats et d’en faire la synthèse sur le carnet Hypothèses du séminaire.

Nous vous invitons à vous joindre à nous pour la préparation d’une des six séances prévues. Nous proposons les quatre sujets suivants : vous pouvez soit vous associer à l’un d’entre eux, soit en proposer un autre pour l’une des deux séances encore libres. Vous pouvez également vous inscrire à la liste de diffusion même si vous souhaitez seulement assister au séminaire sans participer à l’organisation d’une séance.

Sujets déjà proposés :
La culture politique sous la République romaine.
La tolérance religieuse au XVIe siècle
La civilisation des mœurs à la Renaissance (Norbert Elias). Classe ou statut ? Marxisme et libéralisme en Grèce ancienne.

L’équipe du Séminaire d’Historiographie Critique (SHiC),
Jules Buffet, Matthieu Hagenmüller, Ladislas Latoch, Milan Melocco

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Café lecture — Raphaëlle Branche, « Papa, qu’as-tu fait en Algérie ? Enquête sur un silence familial »

Pour son premier café lecture, l’AJCN395 vous invite le

12 novembre 2020 à 17H30 dans la salle de Conférence du bâtiment Max Weber

pour rencontrer Raphaëlle Branche, professeure d’histoire à Paris Nanterre, à l’occasion de la parution de son livre « Papa, qu’as-tu fait en Alégrie ? » Enquête sur un silence familial.

En raison des contraintes sanitaires, nous vous prions de bien vouloir vous pré-inscrire en remplissant le formulaire suivant :

https://forms.gle/CioSRhzbu5LY3f2J9

La rencontre sera également diffusée en visio-conférence, nous vous tiendrons informé·e·s des modalités pour y avoir accès.

N’hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions. Nous espérons vous voir nombreux !

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Appel à participation — Séminaire « Les Marges sont-elles vraiment le centre ? »

Université Paris Nanterre – janvier-juin 2021

Appel à participation, date butoir : 30 novembre 2020

 Les marges sont-elles vraiment le centre ? 

Réflexion sur l’usage heuristique de la dynamique des marges en sciences humaines et sociales

Le 17 janvier 2020, la journée d’étude organisée à l’université Paris Nanterre, réunissant des jeunes chercheur·se·s de l’université provenant de diverses disciplines, a convaincu ses participant·e·s qu’un espace était disponible pour l’étude approfondie de ce que nous avons appelé un « paradigme des marges » dans les sciences humaines et sociales. Nous écrivions, dans notre précédent appel à communications qui demeure notre programme de recherche, que « les marges […] apparaissent comme un outil de pensée, un paradigme transdisciplinaire dont il convient d’examiner les enjeux et les nuances. » En effet, le rapport de domination du centre sur la périphérie, qu’il soit géographique, anthropologique, sociologique ou symbolique, est souvent enrichi, complexifié, nuancé par la mise en avant des interactions entre les deux pôles, ce qui peut prendre la forme d’un retournement paradoxal de la hiérarchie, jusqu’à faire de la périphérie le centre réel ou à venir. Nous souhaitions ainsi interroger la place des marges dans différents champs disciplinaires en opérant un retour critique sur l’utilisation de cet « outil de pensée ».

Les exposés des participant·e·s à cette première journée d’étude, jeunes chercheur·se·s en anthropologie, géographie, littérature, histoire et mathématiques, ont permis de dégager un certain nombre de pistes de recherches que nous voudrions explorer dans un séminaire mensuel, dont les deux fondements demeureront l’ouverture disciplinaire et le recul critique et méthodologique sur l’objet de recherche. Aux axes déjà évoqués dans le précédent appel, nous voudrions ainsi orienter les futures interventions vers les problématiques suivantes :

  • La relativité des notions de marge et de marginalité, contre une essentialisation de celles-ci : il y a toute une échelle (ou un continuum) de marginalités dont les limites sont fluctuantes. Cela doit amener à interroger ce par rapport à quoi les marges se construisent ou sont construites, et si les interactions entre marges et centre peuvent toujours être décrites par un même paradigme. Dans cette perspective, une réflexion est à mener sur tous les acteurs des marges qui reconfigurent cette échelle : sur ceux qu’on a nommés des « créateurs de marges / de marginalités », qu’ils soient humains ou non-humains (objets, discours, lieux…), sans oublier les marginaux et marginales elles-mêmes.
  • La position épistémologique du chercheur·se : la relativité de la définition des marges doit se refléter également dans la démarche de recherche de l’observateur.trice de la marge. La mobilité n’est donc pas seulement un critère pour définir la marge elle-même mais aussi pour l’analyser. En fonction des outils de recherche (documentation, concepts, position méthodologique), une marge peut apparaître ou disparaître, ce qui nous a été illustré en mathématiques avec le théorème de Jordan : pour découvrir si un point est dedans ou dehors, il faut un mouvement. Cette mobilité permet de construire la définition de la relation centre-marge et demande à être explicitée comme position de travail. 
  • La légitimité de ce qui pourrait s’appeler les « études des marges » dans les sciences humaines et sociales : à l’instar des « études de genre » fondamentalement pluridisciplinaires, peut-on considérer les marges comme un objet de recherche dont la définition complexe serait à même de réunir plusieurs domaines scientifiques (anthropologie, sociologie, géographie, histoire – où les subaltern studies sont un champ de recherche séparé depuis les années 1980 – philosophie, littérature, etc.) ? 
  • La place institutionnelle de la recherche sur la marginalité : au-delà de nos perspectives de base, toujours présentes, sur un diagnostic de l’utilisation des marges dans la recherche contemporaine, nous en sommes arrivés à nous demander si cette recherche souffrait ou non d’une absence de légitimité et pourquoi les chercheur·se·s faisaient le choix d’utiliser ce paradigme des marges dans leurs recherches. À côté des parcours personnels, nous nous demandons si l’étude des marges elles-mêmes ne se constitue pas comme un espace de pensée contre les politiques néolibérales, en lien avec la dégradation et la précarisation des conditions du travail académique et du statut des jeunes chercheur·se·s.

Nous faisons ainsi appel aux jeunes chercheur·se·s de toutes les disciplines des sciences humaines et sociales pour poursuivre cette réflexion ouverte sur le paradigme des marges dans nos recherches. L’appel s’ouvre cette fois aux jeunes chercheur·se·s de toutes les universités. Les séminaires mensuels, de janvier à juin 2021, auront lieu à l’université Paris Nanterre et dureront deux heures, avec deux exposés de trente minutes et une discussion finale. Les modalités précises des séances seront définies en fonction de l’évolution du contexte sanitaire. En tenant compte des indications ci-dessus, l’objectif principal de ces exposés restera l’étude de la place des « marges » dans le champ de recherche du/de la jeune chercheur·se et dans ses propres recherches. Les propositions collectives reposant sur un travail transdiciplinaire sont les bienvenues.

             Les propositions de communication, de 500 mots maximum et accompagnées d’une courte bio-bibliographie, sont à faire parvenir avant le 30 novembre 2020 aux personnes suivantes : Alexandre Vlamos (avlamos@parisnanterre.fr) et Marie-Agathe Tilliette (tilliette.ma@parisnanterre.fr).

Bibliographie indicative                                             

Les Marginaux et les Exclus dans l’histoire, présentation de Bernard Vincent, Cahiers Jussieu n°5, Paris, UGE 10/18, 1979.

ASHCROFT, Bill, GRIFFITHS, Gareth ET TIFFIN, Helen, The Empire Writes Back: Theory and Practice in Post- Colonial Literature, London, Routledge, 1989.

BECKER, Howard, Outsiders: Study in the Sociology of Deviance, New York, The Free Press of Glencoe, 1963. 

BHABHA, Homi K., The Location of Culture, London, Routledge, 1994.                            

BOULOUMIÉ, Arlette (éd.), Figures du marginal dans la littérature française et francophone, Recherches sur l’imaginaire, n°29, Angers, Presses de l’Université d’Angers, 2003.

BOURCIER Sam/Marie-Hélène, Queer zones : identités, cultures et politiques, Paris, Éd. Amsterdam, 2011. 

CHAKRABARTY, Dipesh, Provincializing Europe. Postcolonial Thought and Historical Difference, Princeton, Princeton University Press, 2009.                   

DEPRAZ, Samuel, La France des marges : géographie des espaces “autres”, Paris, Armand Colin, 2017.

FEUILLEBOIS-PIERUNEK, Ève ET BEN LAGHA, Zaïneb (ÉD.), Étrangeté de l’autre, singularité du moi : les fgures du marginal dans les littératures, Paris, Classiques Garnier, 2015.                                                      

FORREST, Philippe ET SZKILNIK Michelle (éd.), Théorie des marges littéraires, Nantes, Éditions Cécile Defaut, 2005

FOUCAULT, Michel, Folie et déraison : histoire de la folie à l’âge classique, Paris, Plon, 1961.

 — Surveiller et punir, Paris, Gallimard, 1975.                                        

GOFFMAN, Erving, Stigma: Notes on the Management of Spoiled Identity, New York, Simon & Schuster, 1963.

GUHA, Ranajit (éd.), Subaltern Studies I, Delhi, Oxford University Press, 1982.

GUILLUY, Christophe, La France périphérique. Comment on a sacrifé les classes populaires, Paris, Flammarion, 2014.MARTINEZ-GROS, Gabriel, Brève Histoire des empires : comment ils surgissent, comment ils s’effondrent, Paris, Éd. du Seuil, 2014.                                                                

MAYER, Hans, Außenseiter, Frankfurt am Main, Suhrkamp Verlag, 1975.                         

SIMMEL, Georg, Sociologie : Étude sur les formes de la socialisation, trad. Lilyane Deroche-Gurcel et Sibylle Muller, Paris, PUF, 1999. 

Retrouvez ici l’appel à communication qui reste notre programme théorique pour ce séminaire.

Retrouvez ici le programme de la première journée d’étude

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Contrats doctoraux financés par le ministère des Armées

Le ministère des Armées lance un appel à candidature pour un financement de trois contrats doctoraux pour une durée de trois ans. La date de clôture de l’envoi des candidature est le vendredi 15 mai. Voici ci-dessous la présentation de cet appel et le lien de référence :

Financement de contrats doctoraux en histoire par le ministère des Armées au titre de l’année 2020.

Dans le cadre de sa politique de soutien à la recherche en histoire et pour la première fois, le ministère des Armées attribue jusqu’à 3 allocations doctorales visant au financement de trois contrats doctoraux en histoire militaire et de la défense gérés, pour une durée de trois ans (2020-2022) par des universités avec un salaire mensuel net de 1550 euros environ. Ces allocations doctorales sont ouvertes à tout candidat sans distinction de nationalité qui s’inscrira en première année de thèse à la rentrée universitaire suivant le dépôt de candidature et à tout doctorant déjà inscrit en thèse dont la date d’inscription en première année de thèse est inférieure à un an au moment de la rentrée universitaire 2020-2021. Le candidat doit être inscrit dans un établissement d’enseignement supérieur français. Ce dispositif a pour objectif d’accompagner des doctorants dont l’étude s’inscrit dans l’un des axes de recherche jugés prioritaires par le ministère des Armées, tout en offrant un cadre suffisamment large et souple aux candidats et aux écoles doctorales. Les dossiers de candidature sont soumis à l’examen du conseil scientifique de la recherche historique de la défense (CSRHD). La Direction des patrimoines, de la mémoire et des archives (DPMA) et le Service historique de la Défense (SHD) participeront au suivi scientifique du candidat retenu en lien avec son directeur de thèse et son école doctorale de rattachement. Les dossiers de candidature sont soumis à l’examen du conseil scientifique de la recherche historique de la défense (CSRHD). La Direction des patrimoines, de la mémoire et des archives (DPMA) et le Service historique de la Défense (SHD) participeront au suivi scientifique du candidat retenu en lien avec son directeur de thèse et son école doctorale de rattachement. Date limite du dépôt des candidatures : vendredi 15 mai (23H59) Pour plus d’informations: https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/article.php?laref=1625&titre=-financement-de-contrats-doctoraux-en-histoire-par-le-ministere-des-armees-au-titre-de-l-annee-2020

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2e atelier-café de l’AJCN : l’organisation d’événements scientifiques

L’AJCN 395 organise son second atelier-café le mercredi 8 janvier 2020 à 10h consacré à l’organisation et la publication d’événements scientifiques

Vous désirez organiser une journée d’étude sur un thème qui vous tient à cœur ? Vous pensez qu’un colloque est nécessaire pour faire le point sur un sujet, pour actualiser une question trente ans après un colloque fondateur dont tous les participants sont aujourd’hui à la retraite ? Vous désirez organiser une rencontre, un débat, en bref, un événement scientifique ? Ces projets, particulièrement excitants et valorisés, prennent du temps et demandent une organisation solide. Notre école doctorale vous permet d’y parvenir et vous soutiendra tout au long de vos démarches, depuis la demande de financement jusqu’à une éventuelle publication. L’important est de savoir comment s’y prendre.

Autour d’un café et de quelques viennoiseries offertes par notre association, nous vous proposons de nous retrouver le mercredi 8 janvier pour en discuter. Les membres de l’association ont à plusieurs reprises organisé de tels événements et pourront partager leur expérience et donner des conseils sur les procédures, les personnes à contacter, les erreurs à éviter.

Les points que l’on abordera seront les suivants :

  • rédiger un appel à communication ou sélectionner les participant.e.s ?
  • comment demander un financement au laboratoire, à l’école doctorale, à d’autres partenaires ?
  • Comment assurer la publicité de l’événement scientifique ?
  • Comment organiser la restauration des participant.e.s le jour de l’événement ?
  • Comment publier les actes de la journée d’étude ou du colloque ?

N’hésitez pas à venir avec vos propres questions !

Rendez-vous dans la salle des doctorants de la Maison de l’Archéologie et de l’ethnologie – Maison René Ginouvès, salle 212G (2e étage).

Nous vous attendons nombreux !

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AG de l’AJCN le mardi 3 décembre

Chères et chers membres de l’associations, chères et chers futur.e.s membres de l’association,

Nous vous invitons à l’Assemblée générale de notre association le mardi 3 décembre, à 15h, dans la foulée de la rentrée doctorale qui aura lieu le matin même.

Nous y présenterons le rapport d’activité de l’année, nous élirons un nouveau bureau et nous discuterons de notre programme pour l’année 2020. Ce sera aussi évidemment le moment de se retrouver, de se rencontrer, de se présenter ! (Ce sera également le moment de se souvenir qu’il faut règler la cotisation de 5€ !)

N’hésitez pas à venir !

Rendez-vous à 15h en salle A305 (bâtiment René Rémond)

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Journée d’étude — La marginalité comme modèle

La marginalité comme modèle.

Étude critique transdisciplinaire d’un paradigme des marges

 

Date : 17 janvier 2020
Lieu : Université Paris Nanterre, bâtiment max Weber, Salle de séminaire n°1

Le sociologue Robert Castel écrivait en 1996 : « Lorsque les marginaux prolifèrent, c’est la majorité qui risque de devenir déviante. La marginalité est une masse agitée de mouvements browniens qui exerce une pression sur les structures stables d’une société, les mine, et fnalement impose leur recomposition. » De fait, les sociétés et les processus historiques ont été abordés par plusieurs courants de recherches non plus du point de vue du centre mais de leurs marges et des populations qui les habitent. Selon certains, ils sont ceux qui font évoluer la société ; selon d’autres, la distance qui les sépare du centre permettrait de mettre au jour les fondements moraux, économiques ou politiques de la société.

Peut-on considérer les marginaux comme le prisme privilégié pour comprendre et analyser l’ensemble d’une société et ses mutations ? Quelles sont les limites d’un tel paradigme ? L’importance accordée aux marges ne peut-elle pas être un fantasme du centre destiné à justifer la domination d’un groupe sur un autre ?

Cette journée d’étude de jeunes chercheurs et de jeunes chercheuses de l’université Paris Nanterre a comme objectif de dresser un bilan critique de l’utilisation d’un paradigme des marges dans nos champs disciplinaires respectifs et dans nos propres recherches. Elle est destinée à tester l’effcacité heuristique d’un tel outil par la présentation d’une réfexion méthodologique à un public venu d’une diversité de traditions scientifques.

Retrouvez le programme de la journée d’étude en cliquant ici

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Premier atelier d’écriture de l’AJCN — jeudi 14 novembre

Chères jeunes chercheuses, chers jeunes chercheurs,

L’AJCN 395 vous convient à son premier atelier-café d’écriture dont le but est non seulement de prendre une tasse de café ou de thé (fourni par l’association), mais surtout d’échanger entre nous sur notre apparentissage et notre expérience de l’écriture scientifique.

La première séance sera dédiée à un thème : l’introduction de l’article scientifique.

Pour l’occasion, nous bénéficierons de l’aide précieuse de Sabine Pétillon, chercheuse au CNRS en sciences du langage et spécialiste de l’écrit et du texte en production.

Rendez-vous le 14 novembre de 10 à 11h à la MAE, salle 1 du rez-de-jardin

Merci de bien vouloir confirmer votre participation en envoyant un mail à ajcn395@gmail.com.

Venez nombreux !

Retrouvez ici les informations complètes sur cet atelier

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Bourses d’un mois offertes par les Écoles françaises de Rome et d’Athènes

L’École française de Rome (EFR) et l’École française d’Athènes (EfA) ont publié leur appel à candidature pour des bourses d’un mois offertes à des doctorant.e.s. Ces bourses sont généralement d’un montant de 1000€ et les deux écoles disposent de résidences sur place où le boursier aura la possibilité de louer une chambre à un tarif compétitif, et ce dans des endroits uniques sur la piazza Navona à Rome et sur le site même de l’École à Athènes.

Ces bourses permettent aux doctorant.e.s d’effectuer un travail bibliographique approfondi grâce à la richesse de leurs fonds documentaires et de poursuivre des recherches sur place en leur permettant d’avoir accès aux sources dont ils ont besoin : sites archéologiques, inscriptions, manuscrits, archives… que ce soit à Rome et dans l’ensemble de l’Italie, à Athènes et dans l’ensemble de la Grèce.

 

N’hésitez pas à présenter vos candidatures !

Bourses de l’école française d’Athènes. Date limite : 31 octobre 2019 pour l’année 2020

Bourses de l’école française de Rome. Date limite : 30 septembre 2019 pour le premier semestre 2020

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1er atelier doctoral de la Maison Archéologie Éthnologie – 25-27 septembre 2019

La Maison Archéologie Ethnologie, René-Ginouvès et l’AJCN 395 vous invitent à son premier atelier doctoral consacré au thème de « l’étrange ».

« Celui qui ne voit rien d’étrange n’a jamais regardé un homard en face » (Auguste Villiers de l’Isle-Adam, Contes Cruels)

L’atelier doctoral se tiendra du 25 au 27 septembre 2019 à Nanterre, au Bâtiment Max Weber, salles de conférences 1 et 2.

Dans une forme originale, il mêlera communications de jeunes chercheurs et jeunes chercheuses, ateliers d’écritures et conférences destinées à améliorer les techniques de recherche des doctorant.e.s. Les matinées sont publiques et consacrées aux présentations orales. Les après-midi sont organisés en petits groupes de travail à huis clos sur les textes écrits et les présentations orales.

Vous êtes tous et toutes cordialement invité.e.s à assister au lancement du premier numéro des ces ateliers !

 

Cliquez ici pour retrouver le programme complet

 

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Appel à communication. Journée d’étude jeunes chercheurs – La marginalité comme modèle

La marginalité comme modèle

Étude critique transdisciplinaire de l’utilisation d’un paradigme des marges

Date : 9 janvier 2020

Date de soumission des propositions : 10 septembre 2019

 

Récemment, dans saBrève Histoire des empires,l’historien Gabriel Martinez-Gros proposait de comprendre quelques grands empires (romain, islamique, chinois, mongol…) à partir de la pensée d’Ibn Khaldun.La théorie historique de ce savant du XIVe siècle, originaire de Tunis, repose sur la dynamique entre un centre riche, civilisé, désarmé, et des marges habitées par des populations guerrières qui, lorsqu’elles s’unissent, partent conquérir un centre désirable. Elles deviennent alors elles-mêmes le centre. Une telle lecture reprend les analyses impériales du centre et de la périphérie pour les renverser en mettant l’accent sur cette dernière. Dans un geste comparable, le sociologue Robert Castel soulignait lui aussi, dans les années 1990, le possible rôle des marginaux dans le changement historique : “Lorsque les marginaux prolifèrent, c’est la majorité qui risque de devenir déviante. La marginalité est une masse agitée de mouvements browniens qui exerce une pression sur les structures stables d’une société, les mine, et finalement impose leur recomposition ».L’histoire pourrait alors être lue, selon Ibn Khaldun, comme l’éternel remplacement des centres par les marges, ou, de manière moins radicale, comme un phénomène complexe de recomposition des sociétés à partir de leurs marges.

D’autres études, en philosophie, littérature, géographie ou encore anthropologie, considèrent que pour étudier une société, c’est à ses marges et à ses marginaux qu’il convient de s’intéresser, car la distance que ces derniers subissent ou adoptent permettrait de mettre au jour les fondements moraux, économiques, politiques de cette même société. Comme l’écrit par exemple Roger Chartier à ce propos, “c’est souvent en découvrant ses marges ou son contraire et en essayant de maîtriser, par le geste ou la parole, ce qui l’inquiète qu’une société établie indique le mieux ses malaises, ses fissures, ses fantasmes.” Les marginaux sont alors considérés comme un prisme permettant de mieux comprendre et d’analyser l’ensemble de la société.

Il faut également faire une place de choix à la richesse des études postcoloniales dans ce domaine, qui réfléchissent aux dépendances et interdépendances, idéologiques, économiques ou artistiques, des (ex-)périphéries et des centres. Le développement des subaltern studiesà partir des années 1980, mais aussi leur élargissement au champ littéraire grâce aux travaux de Gayatri Chakravorty Spivak, demandent une attention particulière. Il ne s’agit plus seulement de considérer les relations entre les différents espaces, mais également d’accepter de repenser certaines prémisses des sciences humaines.

Dans tous les cas,que les marges soient considérées dans leur rôle historique propre, ou qu’elles soient à la source d’une compréhension renouvelée du centre, elles apparaissent comme un outil de pensée, un paradigme transdisciplinaire dont il convient d’examiner les enjeux et les nuances. Que ce soient les bédouins et l’empire islamique pour Ibn Khaldun et Gabriel Martinez-Gros, les fous et les prisonniers pour Michel Foucault, la “France périphérique” pour Christophe Guilluy, les LGBT+ pour Sam/Marie-Hélène Bourcier et les queer studies, une valeur heuristique, que nous voudrions étudier, est attribuée à ces figures typiques de la marginalité.

Dans une volonté de bilan critique, nous aimerions interroger l’utilisation de ce paradigme dans nos différentes disciplines et nos recherches personnelles.Quelle est la prégnance de l’étude des marges dans le champ de nos disciplines ? Quelle part et quelle valeur accordons-nous aux marginaux dans nos recherches ? Quelles sont les limites de la valeur heuristique d’un tel paradigme, et dans quelle mesure est-il comparable dans ses différents champs d’application ? N’a-t-il pas pu nourrir des théories dangereuses comme le “Grand remplacement” ou le suprémacisme blanc, en d’autres termes l’importance des marges n’est-elle pas un fantasme du centre ? Nous ne souhaitons pas savoir s’il est justifié ou non de s’intéresser aux marginaux, nous le tenons pour acquis ; cependant, nous souhaiterions que les intervenant.e.s prennent eux-mêmes une certaine distance vis-à-vis de leur travail et exposent au public, en les interrogeant, leurs outils méthodologiques et leur vision du rôle des marges dans la compréhension d’un objet donné, qu’il soit social, historique, artistique ou philosophique.

Cette journée d’étude s’inscrit dans la lignée de celle organisée le 2 décembre 2017 par l’Association des Jeunes Chercheurs de Nanterre — ED 395 sur “les pratiques de l’exclusion”. Cette dernière s’était intéressée aux processus qui conduisaient à l’exclusion de certains groupes. Nous voudrions pour notre part étudier la marginaltié comme paradigme transdisciplinaire, au-delà de sa définition purement sociologique.

Elle s’adresse aux doctorant.e.s et jeunes chercheurs.ses des différentes écoles doctorales de l’université Paris Nanterre.Désireux de favoriser un dialogue entre les disciplines et un partage des connaissances et méthodes profitable à tou.te.s, la journée donnera la parole aux chercheurs.ses des disciplines suivants : littérature, histoire, philosophie, géographie, sociologie, droit, sciences politiques, économie. Les propositions collectives reposant sur un travail transdisciplinaire seront appréciées.

* La journée d’étude se tiendra à Nanterre le jeudi 9 janvier 2020et les exposés auront une durée de 30 minutes.

* Les propositions de communication de 500 mots maximumsont à faire parvenir avant le 10 SEPTEMBRE 2019aux adresses suivantes :

avlamos@parisnanterre.frettilliette.ma@parisnanterre.fr

* Vous voudrez bien préciser dans votre message votre école doctorale, votre laboratoire et le titre de votre thèse.

* Organisation : Marie-Agathe Tilliette (EA 3931; ED 138) et Alexandre Vlamos (ArScAn — ED 395)

Journée d’étude – Marginalité comme modèle

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Colloque international de jeunes chercheurs — Les Grecs face à l’imperium Romanum

LES GRECS FACE À L’IMPERIUM ROMANUM

Résilience, participation et adhésion des communautés grecques à la construction d’un empire(IIe s. av. – Ier s. de n.è.)

Nanterre, les 6 et 7 juin 2019

Bâtiment Max Weber  — Salle de séminaire n°2

PROGRAMME

Jeudi 6 juin 2019

9h Accueil des participants

9h30 Introduction

Olga BOUBOUNELLE (Université Paris Nanterre) & Paul ERNST (ArScAn, UMR 7041)

9h45 Conférence inaugurale
Jean-Louis FERRARY (membre de l’Institut)

TRAJECTOIRES INDIVIDUELLES DANS UN EMPIRE EN CONSTRUCTION Présidence : Jean-Louis FERRARY (membre de l’Institut) & Paul ERNST

10h30 Auguste et l’entourage grec d’Antoine. Un impossible transfert d’allégeance ? Clément BADY (Université Paris Nanterre)

11h Tyrannoi et philosophoi. Les « Grecs » de Cilicie face à l’empire romain à la lumière de Strabon (Géogr. XIV, 5,1-29)
Roberta SCHIAVO (Sorbonne-Université)

11h30 Adhésion et contre-pouvoir rhétoriques chez Dion Chrysostome – Le sophiste et l’empire dans le troisième discours Sur la royauté
Vincent CINOTTI (Université de Bourgogne)

12h Discussion

12h30 Déjeuner

ÉLABORATION DE L’EMPIRE ET RECOMPOSITIONS SOCIALES AU SEIN DES CITÉS

Présidence : Frédéric HURLET (Université Paris Nanterre) & Clément BADY

14h Citizenship and Civic Agency in Roman Asia MinorAitor BLANCO PÉREZ (Université de Navarre)

14h30 The function and form of civic honours in western Asia Minor from the late Hellenistic period to early empire (2nd BCE to 1st CE) : from exemplarity to memory ?
Marcus CHIN (Université d’Oxford)

15h Discussion

15h30 Pause

16h Les communautés de Romains sont-elles solubles dans la cité ? Cités égéennes, Rhomaioi et pouvoir impérial entre le IIe s. av. et le Ier s. de n.è.
Alexandre VLAMOS (Université Paris Nanterre)

16h30 D’une élite à une autre ? L’impact de la conquête romaine et de la provincialisation sur les hiérarchies sociales en Macédoine, entre résilience et renouvellement
Olga BOUBOUNELLE (Université Paris Nanterre – Université de Fribourg)

17h Discussion

17h30 Fin de la journée

PROGRAMMEVendredi 7 juin 2019

8h45 Accueil
CHOIX ET STRATÉGIES DES COMMUNAUTÉS GRECQUES FACE AU NOUVEL EMPIRE

Présidence : Anna HELLER (Université de Tours) & Elsa PÉRAULT

9h Χρῆσθαι τοῖς αὐτοῖς νομίσμασι : Coins, the Achaean League and Rome’s Economic Policy during the Third Macedonian War
David WEIDGENANNT (Université de Francfort)

9h30 César ou Pompée ? Les Grecs face à l’imperium Romanum en temps de guerre civile (49- 48 av. J.-C.)

François PORTE (Université de Rouen)

10h Discussion

10h20 Pause
10h30 The Cities of Western Asia Minor and Rome : Local Agency in the Construction of Empire

Bradley JORDAN (Université d’Oxford)

11h Les Grecs et l’empereur romain : Néron et « faux Néron » en Achaïe et en Asie Mathias NICOLLEAU (Université Paris Nanterre)

11h30 Discussion 12h Déjeuner

Présidence : Gabrielle FRIJA (Université Paris-Est Marne-la-Vallée) & Alexandre VLAMOS

13h30 « Agrippa à la gérousie de Danaos et d’Hypermestre d’Argos, salut ! ». La société argienne entre passé héroïque et modernité romaine sous l’imperium Romanum
Clémence WEBER-PALLEZ (École française d’Athènes)

14h Faire place nette à Tarse : mémoire civique des Guerres civiles (44-30 a. C.)Elsa PÉRAULT (Université de Tours)

14h30 Discussion 14h50 Pause

15h Conclusions
Christel MÜLLER (Université Paris Nanterre)

15h30 Fin de la journée

Programme colloque imperium Romanum

Mise en avant

Programme PAUSE : financement de contrats doctoraux pour les scientifiques en exil

Le programme PAUSE (Programme d’aide à l’Accueil en Urgence des Scientifiques en Exil) propose pour la première fois de financer des contrats doctoraux.

Date limite d’envoi des dossiers : 16 mai 2019

Les candidatures des (futurs) doctorants sont déposées par les établissements, c’est pourquoi le retour des dossiers, même incomplets, est demandé pour le 16 mai 2019 à 12h, délai de rigueur. Il est à transmettre à la DRED aux deux adresses suivantes : sbugnon@parisnanterre.fr et e.ozenne@parisnanterre.fr

Vous trouverez tous les détails associés à cet appel, dont les critères d’éligibilité, dans le document à télécharger ci-dessous.

Nous précisons que la DRED se chargera de fournir les documents 1, 2, 3 et 4 de la liste requise. Les autres pièces constitutives du dossier sont à la charge du demandeur.

Mise en avant

Appel à contributions : « L’étrange »

Premier Atelier Doctoral de la MSH – AJCN 395

La MAE organise les 25, 26 et 27 septembre 2019 son premier « Atelier doctoral », co-organisé cette année avec l’Association des Jeunes Chercheurs de Nanterre, l’AJCN 395, et ouvert à l’ensemble des doctorant.e.s des ED 395, 112, 113 et 141 qui sont liées à la MAE actuelle et à la future MSH Mondes, à partir du 1er janvier 2020.

Toute recherche est une rencontre avec l’étrange et celui-ci se rencontre un peu partout pour qui sait voir, car comme le disait Villiers de l’Isle Adam : « Celui qui ne voit rien d’étrange n’a jamais vu un homard en face ». C’est que l’étrange naît toujours de la relation qu’un sujet entretient ou construit avec un objet qui résiste à être appréhendé par les représentations habituelles de l’esprit. À ce titre, les recherches en sciences humaines et sociales prennent souvent la forme d’une joute avec l’étrange qu’il s’agit tantôt de reconnaître, tantôt d’intégrer à la pensée, tantôt de réduire pour se l’approprier. C’est à ces stratégies d’identification et de recherche que souhaite s’intéresser le premier Atelier doctoral de la MSH, en invitant les jeunes chercheurs à exposer le rôle de l’étrangeté dans leurs recherches, que celle-ci caractérise l’objet de leur travail ou qu’il s’agisse pour eux d’un outil de réflexion.
Vous trouverez ci-dessous le texte de l’appel à contributions pour cet atelier doctoral qui invite les jeunes chercheurs à partager leurs analyses sur le rôle de l’étrange dans leurs recherches.

Date limite d’envoi des propositions : 27 mai 2019.

Retrouvez ici l’appel à communications — « L’étrange »

Mise en avant

L’AJCN 395 au vernissage de l’expo Archéo-sexisme

Ce vendredi 8 mars, l’AJCN 395 a eu le plaisir d’assister au vernissage de l’exposition Archéo-sexisme, qui sera visible dans le hall de la MAE – René Ginouvès jusqu’au 8 avril.

Les commissaires d’exposition L. Mary, B. Pasquini et S. Vandevelde ont présenté la genèse de leur travail après une introduction par le directeur-adjoint de la MAE Ph. Gervais-Lambony. Cette exposition est le fruit d’une rencontre entre l’association Archéo-éthique (B. Pasquini et S. Vandevelde) et Paye ta truelle (L. Mary), site internet créé par L. Mary ayant pour but de recenser les situations de harcèlement sexuel dans le milieu de l’archéologie.
L’exposition présente une sélection de témoignages de harcèlement sexuel, sur des chantiers de fouilles archéologiques, en laboratoire ou encore lors de conférences, mis en lumière par les œuvres de dessinatrices telles que Laurier the Fox, Jane dans la jungle et d’autres à découvrir.

Nous saluons une belle et courageuse initiative qui fera certainement frissonner toutes et tous les archéologues, en herbe ou confirmé·es.
Si vous n’avez pas l’occasion de la voir à Nanterre, sachez qu’à partir du 8 avril elle partira en itinérance, en commençant par l’Institut d’art et d’archéologie Michelet.

Nous la suivrons ! Retrouvez plus d’information sur les réseaux sociaux @archeoethique.

Mise en avant

Contrats doctoraux proposés par le Réseau des Écoles françaises à l’étranger

Le Réseau des Écoles françaises à l’étranger (Casa de Velasquez, École française de Rome, École française d’Athènes, Institut français d’archéologie orientale, École française d’Extrême-Orient) propose cinq contrats doctoraux ; ce genre de contrat permet d’être financé pour trois ans, en partenariat entre une des écoles françaises de l’étranger et une école doctorale.
Date de soumission des candidatures : 30 avril 2019

L’appel à candidature sur le site du ResEFE

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Les Grecs face à l’imperium romanum

Appel à communications – colloque de jeunes chercheurs

Nanterre, les 6 et 7 juin 2019

Date butoir : 15 février 2019

Les Grecs faces à l’imperium romanum.

Résilience, participation et adhésion des communautés grecques à la construction d’un empire (IIe s. av. – Ier s. de n.è.)

À partir du IIsiècle avant notre ère, et jusquà lavènement des Flaviens, lhistoire de la Méditerranée orientale fut marquée par la multiplication des interventions diplomatiques et militaires de Rome, dans le contexte des guerres de Macédoine, des conflits mithridatiques ou encore des guerres civiles romaines, de même que par la création et lexploitation de provinces. Les communautés grecques se trouvèrent ainsi confrontées à la lente élaboration dun Empire romain dans lequel elles furent progressivement incorporées et durent se faire une place.

Continuer la lecture de « Les Grecs face à l’imperium romanum »

Mise en avant

Journée d’étude — 7 décembre

La deuxième journée d’étude de l’AJCN se tiendra à Nanterre (MAE, salle RDJ 1), le vendredi 7 décembre prochain, sur le thème :

Archéologie volée, trahie, sublimée :

Enquête sur l’existence d’un modèle archéologique dans les autres disciplines du savoir

Journée d’étude de l’AJCN 395- Vendredi 7 décembre 2018

MAE – bâtiment René Ginouvès, salle RDJ 1, Université Paris Nanterre

Elle sera suivie de l’Assemblée générale de l’association, de 17 à 18h.

Téléchargements : affiche | programme.

 

10h – Accueil des participants

10h15 – Introduction : Maguelone Bastide

 

10h30 – 12h – Session 1 : Histoire de l’art et littérature – Modération : Maguelone Bastide (Paris Nanterre)

Nicolas Aude (Université Paris Nanterre) – Les métaphores de la lisibilité dans quelques romans archéologiques du XIXe siècle

Ettore Janulardo (Université de Bologne) – Les fouilles de l’art : la Libye comme archétype archéologique durant les premières décennies du XXe siècle

 

Déjeuner 12h – 13h30

13h30-16h – Session 2 : Philosophie, épistémologie – Modération : Isabelle Sidéra, directrice de la MAE – René Ginouvès (CNRS, UMR 7055 Préhistoire et Technologie)

Guillaume Gesvret (Université Paris Diderot) – Sur une archive de Gilles Deleuze : la disjonction voix-image au cinéma, ou l’archéologie d’une « voix qui s’élève ».

Denis Morin, Cédric Prévot (Université de Lorraine) – Une utilisation de l’archéologie en épistémologie de l’histoire : démarche ou modèle ? Analyser un corpus d’images scolaires : exemples de sources et hypothèses d’une méthode indiciaire.

Alexandra Bivolaru (Université d’Aix Marseille) – Archéologie envahie ou archéologie envahissante ? Réflexions sur l’histoire d’amour entre archéologie et géosciences

Conclusion de la journée : Nicolas Aude

Café

17h-18h – Assemblée générale de l’AJCN 395

Mise en avant

Appel à communication – Journée d’étude de l’AJCN 395

Appel à communication

Archéologie volée, trahie, sublimée :

Enquête sur l’existence d’un modèle archéologique dans les autres disciplines du savoir

Deuxième journée d’étude pluridisciplinaire de l’AJCN 395, Université Paris-Nanterre, décembre 2018

Lieu : Université Paris-Nanterre
Date : vendredi 7 décembre 2018
Date limite de soumission : 31 août 2018
Contact et envoi des propositions : les propositions de communication comprises entre 250 et 350 mots et assorties d’un bref CV sont à envoyer à ajcn395@gmail.com.

Fondée en 2016 au sein de l’Université Paris-Nanterre, l’Association des Jeunes Chercheurs de Nanterre – E.D. 395 (AJCN 395) a pour projet de promouvoir l’interdisciplinarité, qualité spécifique de l’École doctorale 395 « Cultures, Milieux et Sociétés du Passé et du Présent », composée de neuf disciplines issues des Sciences Humaines et Sociales. Pour la deuxième édition de cette journée d’étude annuelle, elle confirme son objectif de développement des réflexions diachroniques et interdisciplinaires en s’associant à l’École doctorale 138 « Lettres, Langues, Spectacles ». Nous invitons les jeunes chercheuses et chercheurs en Lettres et Sciences Humaines et Sociales (doctorant·es et docteur·es ayant soutenu depuis moins de 2 ans) à participer à cette deuxième journée d’étude, qui aura lieu le 7 décembre 2018, et portera sur les emplois de la notion d’archéologie par les autres disciplines.

Dans Mythes, emblèmes, traces, l’historien Carlo Ginzburg (Ginzburg 1989) s’est interrogé sur le rôle de l’archéologie dans l’essor au xixe siècle d’un véritable « paradigme indiciaire » en rupture avec le modèle scientifique galiléen. On connaît généralement la prégnance du modèle archéologique dans la psychanalyse telle que la formalise Sigmund Freud au tournant des xixe et xxe siècles. Les analogies qui traversent l’œuvre de ce dernier tendent effectivement à indexer l’enquête analytique sur une représentation de la « fouille », l’archéologie pouvant être conçue comme un mode d’interprétation des vestiges du passé susceptible d’être adapté à d’autres champs de la connaissance. Autre tentative d’annexion particulièrement frappante, l’archéologie du savoir développée par Michel Foucault à la fin des années 1960 semble avoir fait de ce mode d’investigation une voie royale de l’épistémologie contemporaine. Le philosophe semble s’être approprié la métaphore freudienne pour l’opposer aux méthodes historiographiques totalisantes. Pour lui, « l’analyse archéologique individualise et décrit des formations discursives » (Foucault 1969, 205). Cette approche s’inscrit dans une histoire générale, dégagée de tout enjeu téléologique ou herméneutique.

Mais l’archéologie elle-même a construit sa méthode en s’appuyant sur d’autres disciplines. Elle fut dans un premier temps pensée comme une technique destinée à confirmer les textes anciens – ceux de Pline le Jeune lors des fouilles de Pompéi, ou d’Homère lors de la découverte du site de Troie. Elle est alors pensée sur un paradigme textuel, comme une discipline herméneutique, avec cet avantage qu’elle donnait une matérialité nouvelle aux textes. Au cours du xixe siècle cependant l’archéologie a largement dépassé le cadre défini par l’histoire – à savoir celui de l’écriture. Les études paléontologiques et préhistoriques se développèrent selon le paradigme des sciences naturelles, dans une perspective évolutionniste et suivant des principes d’observation et de classification.

Le rapprochement entre ces deux branches de l’archéologie s’est fait progressivement, et non sans heurts. En archéologie classique, les premières publications de fouilles visant une présentation exhaustive du matériel dégagé sont produites par l’École américaine d’Athènes durant l’entre-deux-guerres (séries Excavations at Olynthus et The Athenian Agora). Ces publications sont suivies de publications méthodologiques destinées à donner ses règles à l’exercice de la discipline, et notamment la pratique de la fouille (Wheeler 1954), tandis que typologie et classification, devenues les deux étapes incontournables de tout travail archéologique, permettent à la discipline de « s’émanciper de la tutelle textuelle » (A. Schnapp cité par Jockey 2013, 209). C’est au début des années 1960 que se met en place une définition de l’archéologie comme étude de la « culture matérielle » des groupes humains (Longacre 1964).

Il faut donc souligner que Foucault s’empare du modèle alors que celui-ci se trouve empêtré dans une profonde crise méthodologique, l’archéologie n’ayant plus grand-chose à voir avec l’image que s’en faisait Freud. C’est à la fin des années 1960 que s’ouvre l’un des principaux débats sur la théorie de l’archéologie. La New archaeology (Binford et Binford 1979) voulant suivre la méthode des sciences expérimentales, voire informatiques (Clarke 1968), elle fut largement critiquée durant les années 1970 (Cleuziou et al. 1973), par les défenseurs d’une archéologie fidèle au paradigme de l’histoire générale. Pour ces derniers, la méthode archéologique doit s’appliquer à des « énoncés inaudibles » qui se situent « en deçà du langage » (Cleuziou et al. 1973, 51). À la fin du xxe siècle, les archéologues semblent néanmoins avoir rejoint, non sans un virage conséquent, la conception foucaldienne de leur discipline, débarrassant celle-ci des concepts d’ « enfouissement » ou encore de « passé ». La science archéologique devient « comptable de tous les produits de la technique humaine » (Bruneau 1985, 129 sqq ; cité par Jockey 2013, 296), ouvrant ainsi la voie à une archéologie du présent.

Cette science appartient-elle uniquement aux archéologues ? L’archéologie s’est-elle jamais appartenue à elle-même ? Le but de cette journée d’étude sera de questionner l’existence d’un modèle archéologique dans les autres disciplines du savoir et plus particulièrement dans le domaine des sciences humaines et sociales. Les emprunts à la science archéologique manifestes dans ces différentes disciplines relèvent-t-ils d’un simple fait de vocabulaire et se limitent-ils à une forme de pensée analogique ? Peut-on au contraire identifier de véritables transferts de méthodes susceptibles de valoriser le dialogue interdisciplinaire ? Que reste-t-il enfin de la vieille métaphore du « livre de la terre » dans les réflexions épistémologiques contemporaines sur l’archéologie ? Telles seront les questions qui animeront notre réflexion durant cette journée.

N. Aude & M. Bastide

Bibliographie

Binford, Sally R., et Lewis R. Binford. 1979. New Perspectives in Archeology. Chicago: Aldine Pub. Co.

Bruneau, Philippe. 1985. « L’Histoire de l’archéologie: enjeux, objet, méthode ». RAMAGE 1984‑1985 (3): 19‑162.

Clarke, David Leonard. 1968. Analytical archaeology. Londres.

Cleuziou, Serge, Jean-Paul Demoule, Alain Schnapp, et Alain Schnapp. 1973. « Renouveau des méthodes et théorie de l’archéologie (note critique) ». Annales 28 (1): 35–51. https://doi.org/10.3406/ahess.1973.293329.

Flem, Lydia. « L’archéologie chez Freud, destin d’une passion et d’une métaphore ». Nouvelle Revue de Psychanalyse, n° 26, 1982 : p. 71-93.

Foucault, Michel. 1969. L’archéologie du savoir. Paris.

Freud, Sigmund. 1971. Malaise dans la civilisation. Traduit par C. et J. Odier, Paris : PUF.

Ginzburg, Carlo. 1989. Mythes, emblèmes, traces: morphologie et histoire. Traduit par M. Aymard, Ch. Paoloni, E. Bonan, et M. Sancini-Vignet. Paris.

Jockey, Philippe. 2013. L’archéologie. Paris: Belin.

Lavaud, Martine (dir.). 2008. La Plume et la Pierre : l’écrivain et le modèle archéologique au XIXe siècle, Nîmes: Lucie Editions.

Longacre, William. 1964. « Archaeology as Anthropology ». Science, no 144: 1454‑55.

Wheeler, Sir Mortimer. 1954. Archaeology from the Earth. London: Wyman.

Wheeler, Mortimer. 1989. Archéologie: la voix de la terre. Traduit par A. Pralong et M. Morel-Deledalle. Aix-en-Provence: Edisud.

Mise en avant

Petit guide de survie #3: la fin de thèse

Vous y voici, ou presque: dernière ligne droite, derniers chapitres, dernières relectures… Et après? Après … Il y a quelques petites et grandes choses auxquelles il est bon de penser quand on finit sa thèse! Guillaume Huitorel, premier et heureux docteur parmi les ex-membres du bureau de l’AJCN395, vous a concocté un guide de survie à la fin de la thèse. Vous pouvez le télécharger ici (PDF) : Guide_survie_fin_these

et là les documents complémentaires (archive ZIP):    GuideSurvieFindeTheseAnnexes.

Bonne lecture!

Dessin: http://lapinobservateur.over-blog.com/article-doctor-style-111800600.html

Contrats fléchés des écoles françaises de l’étranger

Le Réseau des Écoles françaises à l’étranger (Casa de Velasquez, École française de Rome, École française d’Athènes, Institut français d’archéologie orientale, École française d’Extrême-Orient) propose cinq contrats doctoraux ; ce genre de contrat permet d’être financé pour trois ans, en partenariat entre une des écoles françaises de l’étranger et une école doctorale.
Date de soumission des candidatures : 30 avril 2020 à 15h

Cliquez ici pour accéder à l’appel à candidature sur le site de l’École française de Rome.

Appel à communication. Journée d’étude : Algérie (XIXe-XXe) : nouveaux terrains, nouveaux objets.

L’AJCN 395 est très heureuse de vous inviter à présenter des projets de communication pour la journée d’étude « Algérie (XIXe-XXe) : nouveaux terrains, nouveaux objets », dont l’association est partenaire.
La journée d’étude aura lieu le 17 juin à Nanterre et les propositions sont à envoyer avant le 15 avril 2020 !

Appel à communications – Journée d’études

« Algérie (XIXe-XXIe) : nouveaux terrains, nouveaux objets »

Mercredi 17 juin 2020, Université Paris Nanterre

Annonce

Depuis une vingtaine d’années, les travaux de chercheur.e.s sur l’Algérie contemporaine se nourrissent d’approches méthodologiques croisées, au carrefour des sciences humaines et sociales. Ces recherches ne cessent de se renouveler par l’exploitation de matériaux inédits ou peu explorés mais aussi par la redécouverte et la relecture de sources mieux connues.

Ce dynamisme de la recherche sur l’Algérie contraste avec la disparition, depuis quelques années, d’un rendez-vous francilien régulier permettant aux chercheur.e.s de présenter et d’échanger sur leurs travaux en cours.

La journée d’études « Algérie, XIXe-XXIe : nouveaux terrains, nouveaux objets » a pour objectif de faire se rencontrer et/ou se retrouver les spécialistes de cet espace. Il s’agit de présenter de nouvelles enquêtes et de nouveaux terrains, afin de constituer la base scientifique d’un séminaire appelé à se tenir dès l’année prochaine au sein de l’Université Paris-Nanterre. Cela permettrait de constituer un espace de rencontres pluridisciplinaires, tournées vers la connaissance de l’Algérie coloniale et contemporaine, dans la diversité des enjeux qui la traversent.

Cette journée d’études, aux bornes chronologiques volontairement larges, englobant à la fois périodes coloniale et postcoloniale, est ouverte à l’ensemble des sciences sociales, à des recherches encore en cours et à tous types de thématiques, se rapportant non seulement à l’Algérie mais aussi à ses liens avec d’autres territoires. Elle a pour ambition de réunir des communications dans lesquelles les questionnements méthodologiques, les hypothèses de recherche en construction ou encore les premiers résultats d’enquêtes en cours auront toute leur place. Les propositions des jeunes chercheurs et chercheuses sont particulièrement les bienvenues.

Chaque présentation sera suivie d’un temps d’échange important avec la salle et les autres participant.e.s., afin de favoriser une dynamique de co-construction des savoirs.

Modalités de soumission

Les propositions de communication (un titre et un résumé d’une page maximum) sont à envoyer au plus tard le 15 avril 2020 à l’adresse suivante : je.algerie@gmail.com

Les réponses aux propositions seront retournées par les organisateurs au début du mois de mai 2020.

Les frais de transport d’une partie des intervenant.e.s pourront être pris en charge.

Date et lieu

Le mercredi 17 juin

à l’Université Paris Nanterre, 200 avenue de la République, 92000 Nanterre

Bâtiment Max Weber (W), rdc, salle de séminaire n°2

Organisation

Lydia HADJ-AHMED (Université Paris Nanterre, ISP)

Hugo MULONNIERE (Université Paris Nanterre, ISP)

Manon WALIN (Université de Rouen Normandie, GRHIS)

Victor DELAPORTE (Université Paris Nanterre, ISP)

Fanny LAYANI (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, CHS)

Raphaëlle BRANCHE (Université Paris Nanterre, ISP)

Fiche pratique : organiser une journée d’étude

Fiche proposée par le bureau à la suite du 2e atelier-café de l’AJCN sur l’organisation d’événements scientifiques

L’organisation d’un colloque ou d’une journée est un travail de longue haleine qui, s’il vous apportera un véritable « plus » dans votre C.V. de jeune chercheur·se, nécessite tout de même une bonne dose d’organisation pour le mener à bien ! Il vous faudra déterminer votre équipe, une date, un thème de recherche et une salle à réserver longtemps en avance (certaines salles sont déjà réservées six mois voire un an à l’avance). Il faut rédiger et diffuser un appel à communication, dans lequel on précise si l’on prévoie une publication ou non, entre 10 et 6 mois avant la date prévue de la journée, puis trier et sélectionner les réponses, afin d’avoir une idée du nombre d’intervenants, et donc faire un budget prévisionnel (transports, hébergements, repas, affiches, etc…).

Dans le même temps, après avoir prévu un budget aussi précis que possible, il vous faudra faire une demande de financement auprès de divers organismes : votre laboratoire (qui n’accorde de financement que sur demande de votre responsable d’équipe), un mécène, une fondation… et seulement après avoir obtenu une garantie de leur part, vous pourrez monter votre dossier auprès de l’E.D., en tenant bien compte de la date butoir des 3 commissions annuelles (15 janvier, 15 avril, 15 septembre) ! L’E.D. fournira des fonds uniquement si vous avez déjà un autre financement, et elle ne financera pas plus de la moitié de la somme budgetée.

Une fois le financement obtenu, place aux réservations des moyens de transports (et éventuellement d’hébergement) pour vos intervenants, en passant par les marchés de l’université. Vous devrez demander leurs préférences (dates et heures de transport) aux intervenant·es, puis les communiquer à univ-paris10@travelplanet.fr (ou pour le logement : team.borneo@globeopremium.fr, à confirmer auprès de votre équipe ou laboratoire), pour qu’ils vous fassent un devis pour chaque trajet. Ces devis devront être validés par le ou la responsable des crédits (responsable d’équipe ou direction de laboratoire) puis transmis au ou à la gestionnaire financier·e compétent·e (cellui de votre équipe ou, à défaut, de votre laboratoire), accompagnés de demandes d’ordre de mission (les formulaires sont disponibles auprès de la gestionnaire financière des services recherche et études doctorales de l’université, J. Debois), validés aussi par le ou la responsable des crédits. Votre gestionnaire vous donnera un bon de commande à transmettre au prestataire.

Même combat pour le buffet : vous avez la possibilité, si le courage vous en dit, d’organiser vous-mêmes un buffet (certaines salles de séminaires du bâtiment Max Weber sont équipées d’une salle adjacente avec un frigo pour entreposer vos victuailles) ou les pauses café (plus facile), mais en général, là encore, vous passerez obligatoirement par les traiteurs rattachés à l’Université : il faut contacter le CROUS (restaurant.nanterre@crous-versailles.fr) pour obtenir un devis, le transmettre à votre gestionnaire, et renvoyer le bon de commande. D’autres traiteurs peuvent être contactés, notamment si vous organisez la journée un samedi : demandez la liste à votre gestionnaire qui devrait vous les communiquer. À noter : il existe une brasserie gérée par le Crous, nommée dans le langage courant « Restaurant VIP », qui offre un véritable service de brasserie : plats préparés, service à table, ambiance calme. Si vous désirez offrir à vos intervenant·e·s une pause dans la journée, n’hésitez pas !

Enfin, il faut faire un devis auprès du service de reprographie de l’université (contacter animationcampus@liste.parisnanterre.fr), pour l’impression des affiches et tracts.

Si vous souhaitez faire publier votre colloque ou journée d’étude, vous pouvez vous renseigner soit auprès de la direction de la MSH Mondes (I. Sidéra, isabelle.sidera@cnrs.fr), deux collections étant en cours d’élaboration, soit auprès de votre laboratoire, soit enfin auprès des Presses Universitaires de Paris Nanterre. Il vous faudra prendre RDV avec l’équipe dédiée afin de discuter des modalités de publication, constituer votre comité scientifique, votre comité de relecture, établir les normes, etc.

Enfin, entre un et deux mois avant la date de l’évènement, commencez à diffuser son affiche et son programme : l’AJCN395 pourra vous aider dans ces démarches, mais vous pouvez aussi contacter les divers services de communication à votre disposition : celui de la MSH Mondes et celui de l’Université Paris Nanterre, ainsi que les listes de diffusion pertinentes. Vous pourrez aussi coller des affiches sur le campus, et distribuer des tracts, deux à trois semaines avant l’évènement. N’oubliez pas cependant que vous êtes aussi responsable de l’enlèvement de ces documents.